« Du manuscrit à l’imprimé » : Les 507 découvrent les premiers livres imprimés

Le mardi 8 mars, les élèves de 507, encadrés par Mme Renault, documentaliste au collège, et Mme Balannec, professeur de français, se sont rendus à la Médiathèque des Ursulines pour participer à un atelier animé par Laure Welschen, bibliothécaire. Les élèves ont appris à reconnaître les premiers livres imprimés.


Vers 1450, Gutenberg, un orfèvre allemand, invente « l’art d’écrire artificiellement » : des lettres métalliques mobiles (des types) qui, mises bout à bout, constituent des mots, des phrases et donc des pages entières de texte. C’est à partir de cette date, que les premiers livres imprimés font leur apparition. Ils s’appellent incunables jusqu’à 1500 inclus. Ce terme vient du latin incunabulum qui signifie berceau, origine, commencement.

Les caractéristiques de l’incunable

Comme pour les manuscrits, près de la moitié des premières publications d’imprimés traitent de religion. La Bible constitue le premier titre diffusé. Viennent ensuite les recueils de prières comme les missels, les livres d’heures (qui donnent heure par heure les prières à réciter) et les vies de sains (qui remportent un très grand succès et se lisent comme des romans). Toutefois, le livre pénètre doucement le monde laïc. Suivront les encyclopédies, les livres d’histoire, de géographie, les romans de chevalerie, les ouvrages de droit, de médecine.

La page de titre

Comme dans les manuscrits, la plupart du temps, la page de titre n’existe pas. Le titre, l’auteur, l’imprimeur et l’année d’impression sont mentionnés au colophon, note finale de l’ouvrage.
Au fil des années, le titre se sépare du reste du texte pour figurer sur une page séparée mais elle n’est pas encore très claire.

La page de texte

Dans un souci d’économie de papier ou de parchemin, le texte est dense, copié dans une écriture serrée et les abréviations sont très fréquemment utilisées. L’alinéa n’existe pratiquement pas et les paragraphes sont signalés par des pieds de mouche ¶ : Il s’agit de la lettre C, pour Caput (tête) en latin. Le texte est donc très difficile à déchiffrer.

Le texte se présente en colonnes autour desquelles la marge est exploitée au maximum pour y insérer des notes imprimées. Cet espace réservé aux commentaires, la glose est comme dans les manuscrits, toujours utilisé dans les incunables. Des manchettes  permettent au lecteur de mieux se repérer et d’identifier des passages particuliers.
La marge supérieure comporte le titre abrégé de l’ouvrage ou du chapitre ainsi qu’une foliotation en chiffres romains.

La typographie

Afin de reproduire au mieux l’écriture manuscrite, dans la plupart des cas, c’est le gothique qui est employé.

Le format

Les livres, généralement destiné à être consulté sur un pupitre, sont de grande taille : l’in-folio est le format le plus utilisé.

Les illustrations

Le texte ne pouvant être imprimé que d’une couleur, les différents éléments du décor (les enluminures) sont reproduits par les mêmes artistes qui avaient pour habitude d’intervenir sur les manuscrits : les enlumineurs (chargés de réaliser les miniatures et les différents éléments du décor en couleur de page) et les rubricateurs (chargés de réalise les lettres et les titres écrits en rouge) qui dessinent à la main après l’impression du livre.

Les incunables sont les témoins d’une véritable révolution, celle de l’imprimerie. Cette dernière bouleverse les conditions de diffusion de l’écrit, clôt le temps du Moyen Age et ouvre celui de la Renaissance.

Sources :
Livret pédagogique de la Médiathèque des Ursulines
Illustration de Ariane Delrieu

Publié le : lundi 18 avril 2016

LE LIKès | La Salle - Quimper

20, Place de la Tourbie - 29196 QUIMPER Cédex
Tél. 02 98 95 04 86 - Fax 02 98 95 06 24

Contact | Plan du site | Mentions légales

suivez nous sur facebook Suivez nous sur twitter

une création : www.studioentete.com